Manie avec justesse le compliment et le « vous êtes comme les autres »

Manie avec justesse le « vous êtes unique » et le « vous êtes comme les autres »
Il est souvent possible de réduire le besoin psychologique de ton interlocuteur à deux catégories : le besoin de reconnaissance et le besoin de sécurité.

Le besoin de reconnaissance exprime l’attente première d’être compris, d’être vu et entendu en tant que personne unique dans une situation particulière ; le besoin de sécurité, la nécessité d’être rassuré par ton expérience dans le contexte particulier de son questionnement du moment. L’expression de ces deux besoins peut être extrêmement proche, mais leur réponse sera radicalement opposée : de nature « j’en vois tous les jours des comme toi » pour la première et « c’est la première fois que je suis confronté à cela » pour la seconde.

Connecte les différentes parties de toi-même

Notre psyché est composée de parties de nous-même : chacune possède sa logique, ses valeurs, ses objectifs et sa personnalité.

Chez certains, ces parties sont en conflit ouvert : elles sont engagées dans une guerre interne permanente. Pour d’autres, ces parties s’ignorent et alternent aux commandes de la conscience. Mieux les parties de toi sauront communiquer entre elles et s’entendre sur un but commun, plus ensemble elles vont libérer d’énergie vitale. C’est la congruence : une grande partie de ton leadership personnel réside ici.

Donne le maximum de ce que l’autre peut entendre

Parce que tu t’ouvres et que tu sens une vérité en toi, tu vas parfois trop loin dans la volonté de convaincre. Alors tu dépasses le seuil de ce que l’autre peut entendre, et tu déclenches malgré toi une réaction de survie.

Tu dois apprendre à t’arrêter, à sentir que l’autre se ferme, à faire marche arrière. Il faut savoir compromettre, remettre à plus tard. Tu dois apprendre à gérer tes frustrations, tu dois apprendre à ressentir ce qui se passe en l’autre : ce n’est pas parce que tu as raison que tu as raison.

Plus sûr est ton chemin, plus proche sera ta fin

La vie se joue des balises, des bornes et des digues. Le grand rire cosmique éclate à la face des planificateurs, des gestionnaires, des stratèges et des économes. Ils sont indispensables à l’organisation du vivant.

Tu dois les accepter, négocier avec eux, accepter souvent leurs contraintes. Rien ne se construit sans eux, sans eux rien d’humain ne se développe ni ne prospère. Mais quand ils prennent le contrôle de ta vie, de tes rêves ou de ton organisation, sache qu’il est temps de planter ta tente un peu plus loin. Ils sont la mort.

Partage tes reves

Rien n’est plus fort qu’un rêve partagé par une masse critique d’humains. Tu dois être capable de t’autoriser à lâcher la terre ferme, à te construire un rêve, tout en restant connecté à l’autre.

Alors quelque chose de nouveau arrive, se présente, qui peut être accueilli. Il ne vient ni de toi, ni de l’autre, ni du groupe, mais du lien entre vous. Ce quelque chose de nouveau doit juste être vu. Il est là, et peut parfois renverser les montagnes. Sois patient, rêve, travaille et reste connecté.

Sois différent, mais pas trop

La singularité suscite l’attention, mais elle risque d’effrayer ton interlocuteur. C’est un art subtil que d’utiliser sa différence dans un contexte professionnel. Une piste utile pour y parvenir dans le contexte actuel : plus ton profil, ton parcours et ton expérience sont rassurants, plus tu peux afficher tes marginalités ou tes petites bizarreries.

Comment provoquer sa chance!

Pourquoi certains rencontrent-ils, en permanence, des occasions en or, alors que d’autres enchaînent déconvenues et accidents de parcours? Pendant plusieurs années, un chercheur anglais, Richard Wiseman, a étudié les comportements de personnes dites chanceuses et ceux d’individus qui, au contraire, sont la déveine incarnée.

Sa conclusion, exposée dans le livre «The Luck Factor» («Notre capital chance», éditions Marabout), est sans appel : on ne naît pas chanceux ou malchanceux. Tout n’est qu’une question de posture et de discipline. Certes, le «coup de bol» existe. Mais, fruit d’un pur hasard, il est rare. Si vous voulez avoir de la chance sur la durée, vous devrez retrousser vos manches. Car, contrairement aux idées reçues, celle-ci ne tombe pas du ciel. Elle se provoque, puis s’entretient. Pour la saisir, il faut se créer des opportunités. Puis ne pas les laisser passer.

Sachez vous montrer positif pour emporter l’adhésion

En matière de chance, l’optimisme est l’arme absolue. Adopter un état d’esprit positif rend plus convaincant. Ce qui, en définitive, favorise la réussite. Les chanceux sont, par nature, optimistes : ils s’attendent à ce que la chance leur sourie.

Pour forcer le destin, il faut aussi se montrer opportuniste. Autrement dit, tenter de tirer le maximum de chaque rencontre, de chaque situation. Lors d’un rendez-vous clientèle, n’essayez pas de vendre un produit, mais deux, ou obtenez de votre interlocuteur qu’il vous ouvre, en prime, son carnet d’adresses.

Le recadrage positif

Pour développer cette capacité de rebond, il faut se convertir au «recadrage positif». Une promotion vient de vous passer sous le nez ? Ce n’est pas un drame : il vous manquait sans doute une expérience à l’étranger, le décisionnaire n’était pas de votre côté ou peut-être n’aviez-vous tout simplement pas assez préparé votre dossier. Adopter une telle posture vous permet de ne pas vous enfermer dans une spirale d’échec (ce qui est le propre du pessimiste) et vous replace en condition de réussite lorsque la prochaine occasion se présentera.

Ose des questions stupides

Les mots et les idées revêtent une signification différente pour chacun. Nous vivons bien souvent dans un immense malentendu. Si l’on prête attention non pas seulement à ce qui est dit, mais aussi aux processus qui se déroulent dans l’esprit de son interlocuteur, on perçoit aisément que chacun vit dans son monde, et non dans un monde partagé.

Quand tout le monde croit avoir compris, ose ne pas comprendre. Quand la chose est entendue, refuse-la comme telle. Quand l’accord est trouvé, creuse un peu plus le sujet. Les questions supplémentaires que tu poseras ouvriront une nouvelle dimension de conscience et favoriseront l’émergence d’une intelligence collective.