Soyez réactif et n’hésitez pas à suivre votre intuition

Lorsque l’occasion se présente, il faut la saisir au vol. On ne dispose parfois que de quelques heures pour prendre une décision lourde de conséquences. Alors qu’il est directeur marketing chez un opérateur de téléphonie, Vincent se voit proposer un challenge inattendu : « Un jour, une amie me présente une de ses connaissances qui cherchait un DG pour une des filiales de son groupe. C’était un vendredi : je n’ai eu que le week-end pour peser le pour et le contre. Pour lui, c’était une évidence, j’étais l’homme de la situation. J’ai eu le sentiment que si je n’étais pas capable de me décider rapidement, j’allais perdre tout crédit. » Aujourd’hui, s’il occupe la fonction de président Europe du Sud de Videojet (traçabilité et marquage industriel), c’est, dit-il, parce qu’il a osé ce saut dans le vide.

Il faut donc parfois être capable de réagir vite et de prendre des risques. Les chanceux en prennent d’ailleurs plus que les autres et sont davantage enclins à suivre leur intuition. « C’est souvent une fois que l’on a plongé qu’on se rend compte qu’il s’agissait d’une occasion en or », remarque Alain qui, après avoir été directeur marketing et communication chez Toshiba, s’est lancé dans l’entrepreneuriat en 1996. Trois ans plus tard, il crée le salon de la microentreprise puis, en 2007, celui des services à la personne. Deux rendez-vous qui attirent désormais chaque année des dizaines de milliers de visiteurs.

Etre réactif ne signifie pas agir dans la précipitation, de façon irraisonnée. Le risque, ça se mesure. Tout dépend aussi jusqu’où vous êtes prêt à aller. En l’espace de quinze jours, Claire a changé de métier, de pays et d’entreprise. Au cours d’un rendez-vous, un client de son cabinet de chasse de têtes lui lance : « En fait, c’est quelqu’un comme vous qu’il nous faudrait comme patron de pays. » Elle saute sur l’occasion : « Comme j’étais intéressée par le projet de l’entreprise, je l’ai pris au mot et j’ai signé. »

Rien à voir avec un coup de tête, assure-t-elle pourtant. Question d’intuition plutôt. Les études de Wiseman montrent d’ailleurs que les chanceux prennent la plupart de leurs décisions à l’instinct. Faites le test sur vous-même : rappelez-vous comment vous avez choisi votre dernier poste, de quelle manière vous avez changé de voie il y a quelques années, etc. Vous risquez d’être surpris. L’intuition est souvent bonne conseillère. L’erreur, quand on veut optimiser sa chance, serait de ne pas l’écouter.

N’ayez pas peur de faire connaître vos ambitions

Pour provoquer la chance, encore faut-il savoir ce que l’on veut. C’est aussi l’une des forces des chanceux, alors que les malchanceux apparaissent plus indécis.

Il faut donc consacrer du temps au développement de son projet, mettre au point une stratégie, définir des étapes intermédiaires, identifier les personnes à approcher… Cela vous permettra, lorsque les occasions se présenteront, de repérer celles qui sont réellement en phase avec vos attentes.

Avant de devenir responsable de l’activité capital-risque, Antoine a commencé par créer une entreprise. « Je voulais travailler dans ce domaine mais je manquais d’expérience. Si j’avais frappé à la porte d’une grande banque, on m’aurait opposé une fin de non-recevoir. » Un an plus tard,  une grande s’intéresse à son dossier, puis à lui, et l’embauche. Aujourd’hui, il gère quelque 400 millions d’euros de fonds.

Si vous avez un rêve, parlez-en autour de vous. En faisant connaître vos ambitions, vous avez des chances qu’on vous propose, un jour, quelque chose qui y corresponde. Garder vos idées pour vous de peur qu’on vous les vole est un mauvais calcul. Vous n’avancerez pas d’un pouce. Le tout est de distiller l’information, sans jamais dévoiler le « cœur nucléaire », la vraie originalité de votre projet. « En en parlant, on finit par y croire soi-même, ce qui contribue à concrétiser son rêve.

Restez ouvert aux autres et aux opportunités

Différence fondamentale entre « chanceux » et « malchanceux » : les premiers ont, contrairement aux seconds, le sens du contact. En multipliant ainsi les contacts, on se crée de nombreuses occasions.

Rien ne dit que l’homme que vous côtoyez n’est pas un chef d’entreprise qui recherche un profil identique au vôtre. Mais attention, pour recevoir, il faut commencer par donner : Si l’on veut que les autres pensent à nous, il faut aussi les aider, leur fournir des informations, comme une offre d’emploi de son entreprise, un bon plan. On ne donne un coup de pouce qu’à ceux qui vous inspirent confiance. Paz aux chasseurs d’opportunités.

Échanger chaque jour avec au moins trois personnes.

Mais pour attirer la chance, il ne suffit pas d’être ouvert, il faut aussi se rendre visible. Par exemple en participant aux activités de clubs, en animant des conférences, bref en enrichissant son carnet d’adresses. Chronophage, diront certains. Simple question de discipline, une société spécialisée dans l’accompagnement de carrière. Si vous vous contentez, comme certains, d’avoir en permanence la tête dans le guidon, votre liste de relations ne dépassera pas la cinquantaine de personnes, ce qui ne générera que peu d’opportunités.  Le truc est le suivant: échanger chaque jour avec au moins trois personnes.

Ne pas sous-estimer les « liens faibles »

L’essentiel est de ne pas sous-estimer les « liens faibles », ces personnes qui n’appartiennent pas à votre premier cercle et que vous êtes amené à rencontrer dans les salons ou les clubs professionnels : C’est souvent grâce à elles que des offres surgissent en matière d’emploi, de développement de projet ou de carrière, car elles n’ont pas les mêmes centres d’intérêt que vous, ni les mêmes cercles relationnels. Cela vous offre donc de nouvelles perspectives.

Ouvert aux autres, ouvert aux propositions : la démarche est la même. Très souvent, chanceux et malchanceux tirent un profit complètement différent d’une situation de départ identique. La preuve à partir d’une expérience relatée par Wiseman. Il place un billet de 5 livres à l’entrée d’un café et demande à un complice de s’asseoir à l’intérieur. Roy, « le chanceux », arrive, aperçoit immédiatement le billet, s’en saisit, entre dans l’établissement, entame la conversation avec le complice et finit par obtenir sa carte de visite. Quand vient son tour, Karen, « la malchanceuse », marche sur le billet sans le voir. Dans le café, elle n’adresse la parole à personne et finit par repartir, doublement bredouille.

Réalisez vos projets sans vous laisser décourager

Vous avez l’impression que votre collègue de bureau est toujours au bon endroit au bon moment et qu’il flaire les projets porteurs ? Dites-vous que cela ne relève pas du hasard.

Pour bien capter les tendances, il faut s’informer : entretenir une veille permanente et rester attentif à son environnement. Quels sont les projets de l’entreprise ? Comment évoluent vos concurrents, mais aussi les autres secteurs?  »

Provoquer les occasions implique aussi de s’engager. Participer à des projets, sortir de son périmètre d’activité… Un poste est souvent à géométrie variable. Montrez que vous êtes capable d’en faire plus, osez affirmer votre leadership. En exerçant, par exemple, votre force de proposition.

De la ténacité, il en a fallu également à Pierre-Jacques Jouars, lorsqu’il a créé le jeu de plateau Blokus. Les deux premières années ont été difficiles: « J’ai investi toutes mes économies, hypothéqué ma maison pour obtenir un crédit et, pendant un an, j’ai fait du lobbying auprès de la Fédération du jouet pour décrocher une place au Salon international de Nuremberg. » En Allemagne, la chance lui sourit enfin : un Américain lui propose de distribuer son jeu outre-Atlantique. Lorsqu’il cède sa société à Mattel, cinq plus tard, elle réalise déjà 5 millions d’euros de chiffre d’affaires et Blokus fait partie des cinq jeux de société les plus vendus aux Etats-Unis.

 

Comment apprendre à apprivoiser la peur

Même lorsqu’elle vient à nous paralyser, la peur est nécessaire.  Ce qui est admirable et qui me semble héroïque, c’est d’avoir peur et de gérer cette peur de manière intelligente et courageuse. Dans certaines situations, « on peut avoir intérêt à opter pour l’évitement. Mais cela peut aussi être un très mauvais choix : avoir peur de dire “je t’aime”, c’est peut-être passer à côté d’une belle histoire d’amour ». Qu’on se le dise !

« On a tous le trouillomètre plus ou moins mal réglé », explique le psychothérapeute. D’un côté, les froussards, de l’autre les casse-cou qui prennent des risques souvent inconsidérés. Pour trouver un juste milieu, il faut avoir préalablement apprivoisé un certain nombre de ses craintes ainsi que le processus de la peur (et son lot de symptômes déstabilisants). « Le problème, c’est qu’on a peur de la peur. Devenir ami(e) avec elle, l’étudier, la considérer, l’accueillir en soi lorsqu’elle se manifeste me semble être l’un des plus sages apprentissages à faire dans nos vies », souligne Hervé Magnin.

Expérimenter la trouille et le manifester présente de nombreux intérêts, ne serait-ce que pour faire tomber un tabou. « Dans nos sociétés, il faut cacher sa peur. Du coup, on se retrouve non seulement seul face à elle, mais aussi coupable de l’éprouver. Il faut sortir de ce processus et faire son coming out ! »

Se confronter à ce qui effraie

Quand on n’a pas l’habitude d’éprouver le frisson, qu’on n’arrive pas à retrouver son sang-froid, le jugement en est altéré. Bonne nouvelle, ce n’est pas une fatalité. Plus on se confronte à un grand nombre de frayeurs, plus on apprend. « Se mettre dans des situations d’insécurité, voire d’adversité, s’exposer à des situations nouvelles, complexes, et plus ou moins dangereuses, permet de repousser ses limites et de faire face, à terme, à une situation inattendue dans un état émotionnel qui n’est pas paralysant ».

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Comment lire efficacement II

Lorsque nous lisons un livre, nous pouvons être enthousiasmés par telle ou telle idée présentée par l’auteur et nous nous jurons d’appliquer ses conseils. Pourtant, une fois la lecture achevée, ces belles promesses restent lettre morte. Emportés par notre tendance au zapping, notre lecture à peine finie, nous nous jetons à corps perdu sur une autre activité, au mieux un autre livre. Bref, nous passons à autre chose. Alors, une fois votre lecture terminée, faites une pause et prenez le temps de vous demander quelles sont les idées à mettre en œuvre et celles à laisser incuber.
Disposer d’un but de lecture

Avant de commencer votre lecture posez-vous les questions qui suivent :

  • Pourquoi souhaitez-vous lire ce document ?
  •  Avez-vous besoin de le lire en entier ou souhaitez-vous trouver une information en particulier ? Allez-vous le lire pour le plaisir ou par besoin ?
  • Comment allez-vous le lire ?

En fonction de la réponse à la question précédente, votre stratégie de lecture sera différente. Si vous recherchez une information en particulier, vous pourrez parcourir le livre ; si vous souhaitez retirer la quintessence du livre, vous pourrez appliquer des méthodes de lecture efficace.

Lire un document en trois étapes

L’étape de la découverte

Dans un premier temps, prenez connaissance du document. Durant cette étape, vous prendrez la décision de continuer ou non la lecture. Attachez-vous notamment aux éléments suivants :

  • la couverture (avec l’auteur) ;
  • la quatrième de couverture ;
  • la table des matières ;
  • l’index ;
  • la bibliographie.

Cette première approche vous donnera une idée notamment du contenu du document.
L’étape du plongeon

Dans un second temps, plongez-vous plus profondément au cœur du livre. Si vous manquez de temps, vous pouvez appliquer la technique suivante :

  • lisez l’introduction ;
  • lisez la conclusion ;
  • lisez la table des matières.
  • Pour les sections du document qui vous intéressent :
  • lisez le début et la fin de chaque chapitre ;
  • lisez le début et la fin de chaque paragraphe.

En effet, si l’auteur a bien construit son document, les éléments importants devraient se trouver au début et à la fin. Attention, cela dépend, toutefois, du type de document.

L’étape de la prise de notes

Un bon lecteur est un lecteur noteur. Pour retenir la quintessence du document, prenez des notes.

Ne pas subvocaliser

Pour certains experts de la lecture rapide comme Richaudeau, subvocaliser (c’est-à-dire prononcer mentalement les mots lus) ralentirait la vitesse de lecture.

Comment arrêter de subvocaliser ?

Spreeder, une application Web américaine pour apprendre la lecture rapide, propose cette astuce : occupez votre bouche, mâchez un chewing-gum par exemple ou mâchouiller un crayon. De cette façon, vous déconnecterez le mécanisme de la parole dans votre cerveau et vous vous concentrez sur la lecture et non pas sur la diction des mots.

 

Tu dois avant tout apprendre la patience

Tu te prépares avant d’agir : tu es professionnel, rigoureux, ponctuel, systématique. Tu anticipes l’action, tu enrichis continuellement ta compétence, la qualité de ta relation avec ton environnement.

Tout cela est important, mais ce n’est qu’enfantillage quand la magie se produit. Elle vient quand elle veut, et tu dois avant tout apprendre la patience

Fais de la technologie ton serviteur

Rien ne change au-dessous de la surface des choses : la technologie est neutre. Certains croient le contraire qui deviennent le serviteur de leur smartphone. Fais de la technologie ton serviteur : décide de l’heure à laquelle tu regarderas tes mails, décide de l’information dont tu ne prendras pas connaissance, décide de faire confiance à ton répondeur et de ne pas prendre cet appel.  La reconquête de ton humanité commence ici, exactement.

Vois les gens dans leur potentiel

Trop souvent tu ne prêtes pas d’attention à ce que tu décides de voir chez les gens. Par ton absence, tu laisses la main à tes vieux conditionnements. Sache que ton regard est aussi créateur que tes actes.

Ton regard est en fait un de tes actes de création les plus puissants. Pense également que l’autre aussi te voit autant que tu le vois, te crée autant que tu le crées. Si tu ne vois pas le meilleur de lui, que va-t-il voir en toi ?