5 PIÈGES QUE VOUS TEND VOTRE CERVEAU

Nous nous croyons libres de choisir et de décider. En réalité, nous sommes sous influence. Pour nous libérer, apprenons à identifier les biais qui faussent le jugement.

« Je me suis trompé ! » Par cette déclaration au JT de 20 heu­res, à la mi-mars, Carlos Ghosn reconnaissait avoir accusé à tort trois cadres, licenciés pour espionnage industriel sur la foi de «preuves multiples». Comment un dirigeant de ce calibre a-t-il pu se méprendre ainsi pendant des semaines ? « Le patron de Renault et son staff ont été aveuglés, avance Luc de Brabandere, directeur associé du Boston ­Consulting Group. La piste de l’espionnage industriel n’étant pas impossible, ils ont interprété chaque élément du dossier sous cet angle, jusqu’à y croire pour de bon. »

Personne n’échappe à ces processus mentaux, souvent inconscients, qui faussent notre perception de la réalité. Les travaux du psychiatre américain Aaron Beck sur les schémas de pensée dans les années 1960, puis ceux des psycho­logues américains Amos Tversky et Daniel Kahneman ont théorisé le rôle des « biais cognitifs » et leur impact sur notre raisonnement. « Ces raccourcis mentaux ont un gros avantage : celui de nous permettre d’évaluer rapidement une situation », explique Pascal Van­cut­sem, fondateur de Coaching & Performance.

Le cortex préfrontal, qui nous aide à prendre du recul, est alors court-circuité et nous allons puiser directement des données dans le cerveau néolimbique, siège de notre vécu, de nos connaissances, de nos émotions… Résultat : en un centième de seconde, nos neurones orientent no­tre décision. Mais voilà, ces biais cognitifs peuvent aussi nous induire en erreur et nous amener à prendre la mauvaise décision. S’il est difficile de s’en affranchir, les connaître permet au moins de réduire leur influence. On en compte pas moins d’une soixantaine ! Nous présentons ici les plus fréquents d’entre eux.

1. Le biais d’ancrage ou l’art de s’accrocher à son premier jugement

La première idée ou la première impression n’est pas toujours la plus judicieuse. C’est pourtant ce que le biais d’ancrage nous laisse croire. Prenons l’exemple d’un candidat qui arrive avec quelques minutes de retard à un entretien. En tant que recruteur, vous ne pourrez vous empêcher d’en con­clure, un peu vite, qu’il ne sera jamais ponctuel. Et cette ­étiquette sera difficile à retirer.

Sachez-le : le biais d’ancrage se manifeste de façon très forte avec les chiffres. « Le cerveau se fixe sur une valeur et n’en dévie plus, observe Patrick Amar, coach de di­rigeants chez Axis Mundi et au­teur de “Psychologie du manager” (Dunod). Si, lors d’une né­gocia­tion salariale, vous annoncez un chi­ffre, votre interlocuteur l’ancrera dans son esprit comme un maximum et vous aurez du mal à revenir en arrière ou à partir sur une autre base. » Mo­ralité : dès qu’il est question de chiffres, évitez de parler le premier !

2. Le biais de disponibilité ou la difficulté d’intégrer une information nouvelle

« Près de 300.000 exemplaires bons à jeter ! » Cette directrice marketing ne décolère pas. La revue qu’elle tient entre les mains a été réalisée sur papier mat et non sur papier brillant, comme prévu. En cause, plusieurs allers-retours avec l’imprimeur, des changements d’avis successifs sur le for­mat, les couleurs, la typogra­phie ou la qualité du papier. Mais surtout un biais : celui de dis­­po­­ni­bilité. Après bien des ter­giver­sa­­tions, l’imprimeur et elle s’étaient mis d’accord pour revenir aux pa­ra­mètres initiaux. Tout semblait clair et maîtrisé. « Au­cun d’eux n’a vu que la mention “papier mat”, un temps envisagée, était restée sur le devis, ­rapporte Mary Gohin, psycho­logue et coach. L’information “pa­pier brillant”, choisie à cha­­que numéro, était si an­crée dans leur esprit qu’ils ont cru la voir et sont passés à côté de leur erreur. »

C’est ce même biais qui nous fait manquer le panneau « sens interdit » lorsque nous prenons une rue jusqu’alors ouverte à la circulation. Logique : nous privilégions les éléments familiers, ré­cur­rents ou récents, au point de ne pas voir certains changements.

3. Le biais d’attribution ou la propension à tirer des conclusions hâtives

« Il est sympa, cet Eric. C’est un boute-en-train et un excellent me­neur d’équipe ! » Ce dirigeant d’une grande banque est sorti d’un séminaire de «team building» ébloui par l’un de ses managers, avec qui il venait de réaliser un jeu de construction. Au point de décider, quelques mois plus tard, de le nommer directeur d’une entité. Il n’a pas tardé à s’en mordre les doigts. « En interrogeant son équipe, nous avons découvert qu’il se comportait en bourreau », raconte Arnaud Gilberton, ­manager chez IDRH (conseil) et chargé du coaching d’Eric avant son entrée en fonction.

Motif de cette er­reur de casting : une décision prise à partir d’impressions saisies dans un contexte non professionnel. Les chercheurs appellent cela l’er­reur fondamentale d’attri­bution. « Pour apprécier un com­­por­­te­ment, résume Patrick Amar, nous tendons à sous-estimer l’impact du contexte, plus com­plexe à analyser, pour nous focaliser sur ce qui est immédiatement visible et en attribuer l’origine à l’individu. » Ainsi, c’est la situation de jeu, plus que le caractère d’Eric, qui avait séduit le dirigeant.

4. Le biais de confirmation ou la persévérance dans l’erreur

« Ce biais-là peut faire des ravages », prévient Luc de Brabandere. En témoigne l’affaire d’espionnage chez Renault, désastreuse en termes d’image. Ce biais pousse l’individu à interpréter des informations de manière qu’elles corroborent son hypothèse initiale. Inconsciemment, il élimine celles qui l’infirment et retient (ou grossit) celles qui la confirment.

Convaincu de la supériorité d’Apple, Christophe Plassard, le patron d’une PME de création gra­phique, a ainsi décidé il y a quelques mois d’acquérir un logiciel de comptabilité de cette marque. Il a commencé par télécharger une version d’essai. N’étant confronté à aucun problème, il n’a pas remis sa décision en cause et a contacté son fournisseur. Ce dernier ne s’est pas étonné de son choix, ce qui l’a renforcé dans ses certitudes. Lorsqu’il a fait appel à un expert pour former sa comptable et qu’il a vu l’homme ­patauger, il a conclu naturellement à un manque de compétences. Sans se douter que le problème venait du logiciel, en réalité inadapté à ses besoins. Il lui a fallu quinze jours pour en prendre conscience.

Christophe Plassard, heureusement, a été assez lucide pour ne pas s’obstiner. Car le biais de con­fir­mation peut vite muer en une escalade de l’engagement. Le prin­cipe : on persévère dans l’erreur, sans tenir compte des signaux, et même lors­qu’on commence à dou­ter. Reconnaître sa défaillance signifierait non seulement qu’on a pris une mauvaise décision mais aussi qu’on s’est entêté : dévastateur pour l’image. C’est cette spirale infernale qui a conduit des dirigeants de la Nasa, pourtant alertés sur des problèmes techniques, à procéder au lancement de la navette «Challenger» en 1986. Elle a explosé au décollage.

5. Le biais de cadrage ou l’influence du vécu sur nos jugements ou nos perceptions

« A2M1 ! » Le texto envoyé par un collègue a paru limpide à ce cadre : « J’ai décrypté : à deux mètres dix. » Mais, ne voyant pas son inter­locuteur à proximité, il est resté per­plexe. De fait, le texto signifiait « à demain ». Chacun inter­prète les messages en fonction de ses schémas de pensée, de son édu­cation et de ses connaissances, mais aussi de son vécu et de son ex­­périence. On a tendance à ne voir que ce qui a du sens pour nous. Quitte à reproduire ­certains ­systématismes face à une situation qui semble connue et à prendre toujours les mêmes décisions. « Nous réagis­sons selon un cadre cogni­tif dont nous avons du mal à nous défaire, observe Mary Go­hin. Paresseux, le cerveau préfère rester dans sa zone de confort. »

Certains métiers abordent les si­tuations avec le prisme de leur expertise. Le patron de l’éditeur de logiciels LQC, Laurent Quivogne, en a fait l’expérience avec ses équipes d’informa­ticiens : «Il leur arrive de faire des raccourcis : un jour, face à un client – un réseau de franchises –, ils ont conclu qu’à un restaurant correspondait un gérant. Or certains gérants avaient plusieurs en­tités, d’autres en cogéraient une seule. Il a fallu réécrire une partie du logiciel !»

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Comment développer une attitude de leader

Le sentiment de manquer d’autorité naturelle ? Un vieux souvenir pour Prisca. Des mois à l’avance pourtant, elle appréhendait ces réunions où elle devait s’exprimer devant des responsables RH. « J’avais tendance à me mettre physiquement en retrait, à moitié cachée derrière le projecteur. Résultat, certains ne m’écoutaient pas, d’autres consultaient ouvertement leur téléphone. Aujourd’hui, je me déplace et cherche à capter les regards. J’ai gagné en présence et en crédibilité. »

Même si le leadership ne s’improvise pas, adopter certaines attitudes peut vous aider à gagner en assurance. Le leader a la poignée de main et le regard francs, un débit de voix contenu et les pieds bien ancrés au sol. Didier  se souvient d’un candidat dont le comportement l’a marqué : « Lorsque je lui ai demandé pourquoi il était un bon vendeur, il m’a regardé dans les yeux, a tendu la main droite vers moi, index et pouce collés, et m’a affirmé : “Parce que je ne lâche jamais.” Sur le coup, cela m’a plutôt fait sourire. Sans se démonter, il a alors répété son geste et ses paroles avec la même détermi­nation. Au final, cela avait quelque chose de convaincant. »

Le leader est un conquérant. Ses mouvements se situent plutôt au-dessus de la poitrine, pour être plus visibles. Ils sont orientés vers le haut, ouverts (paumes vers le ciel plutôt que vers le bas). Il est souvent positionné vers l’avant (rarement calé en arrière du fauteuil, par exemple, ce qui correspondrait davantage à une attitude d’observation ou de défense). C’est aussi un séducteur. Sa force est de savoir aussi bien exploiter la partie droite de son visage, pour mettre à distance et rappeler que c’est lui qui décide, que la partie gauche, pour créer du lien et arrondir les angles. Une vraie leçon de maîtrise du corps.

Soyez réactif et n’hésitez pas à suivre votre intuition

Lorsque l’occasion se présente, il faut la saisir au vol. On ne dispose parfois que de quelques heures pour prendre une décision lourde de conséquences. Alors qu’il est directeur marketing chez un opérateur de téléphonie, Vincent se voit proposer un challenge inattendu : « Un jour, une amie me présente une de ses connaissances qui cherchait un DG pour une des filiales de son groupe. C’était un vendredi : je n’ai eu que le week-end pour peser le pour et le contre. Pour lui, c’était une évidence, j’étais l’homme de la situation. J’ai eu le sentiment que si je n’étais pas capable de me décider rapidement, j’allais perdre tout crédit. » Aujourd’hui, s’il occupe la fonction de président Europe du Sud de Videojet (traçabilité et marquage industriel), c’est, dit-il, parce qu’il a osé ce saut dans le vide.

Il faut donc parfois être capable de réagir vite et de prendre des risques. Les chanceux en prennent d’ailleurs plus que les autres et sont davantage enclins à suivre leur intuition. « C’est souvent une fois que l’on a plongé qu’on se rend compte qu’il s’agissait d’une occasion en or », remarque Alain qui, après avoir été directeur marketing et communication chez Toshiba, s’est lancé dans l’entrepreneuriat en 1996. Trois ans plus tard, il crée le salon de la microentreprise puis, en 2007, celui des services à la personne. Deux rendez-vous qui attirent désormais chaque année des dizaines de milliers de visiteurs.

Etre réactif ne signifie pas agir dans la précipitation, de façon irraisonnée. Le risque, ça se mesure. Tout dépend aussi jusqu’où vous êtes prêt à aller. En l’espace de quinze jours, Claire a changé de métier, de pays et d’entreprise. Au cours d’un rendez-vous, un client de son cabinet de chasse de têtes lui lance : « En fait, c’est quelqu’un comme vous qu’il nous faudrait comme patron de pays. » Elle saute sur l’occasion : « Comme j’étais intéressée par le projet de l’entreprise, je l’ai pris au mot et j’ai signé. »

Rien à voir avec un coup de tête, assure-t-elle pourtant. Question d’intuition plutôt. Les études de Wiseman montrent d’ailleurs que les chanceux prennent la plupart de leurs décisions à l’instinct. Faites le test sur vous-même : rappelez-vous comment vous avez choisi votre dernier poste, de quelle manière vous avez changé de voie il y a quelques années, etc. Vous risquez d’être surpris. L’intuition est souvent bonne conseillère. L’erreur, quand on veut optimiser sa chance, serait de ne pas l’écouter.

Restez ouvert aux autres et aux opportunités

Différence fondamentale entre « chanceux » et « malchanceux » : les premiers ont, contrairement aux seconds, le sens du contact. En multipliant ainsi les contacts, on se crée de nombreuses occasions.

Rien ne dit que l’homme que vous côtoyez n’est pas un chef d’entreprise qui recherche un profil identique au vôtre. Mais attention, pour recevoir, il faut commencer par donner : Si l’on veut que les autres pensent à nous, il faut aussi les aider, leur fournir des informations, comme une offre d’emploi de son entreprise, un bon plan. On ne donne un coup de pouce qu’à ceux qui vous inspirent confiance. Paz aux chasseurs d’opportunités.

Échanger chaque jour avec au moins trois personnes.

Mais pour attirer la chance, il ne suffit pas d’être ouvert, il faut aussi se rendre visible. Par exemple en participant aux activités de clubs, en animant des conférences, bref en enrichissant son carnet d’adresses. Chronophage, diront certains. Simple question de discipline, une société spécialisée dans l’accompagnement de carrière. Si vous vous contentez, comme certains, d’avoir en permanence la tête dans le guidon, votre liste de relations ne dépassera pas la cinquantaine de personnes, ce qui ne générera que peu d’opportunités.  Le truc est le suivant: échanger chaque jour avec au moins trois personnes.

Ne pas sous-estimer les « liens faibles »

L’essentiel est de ne pas sous-estimer les « liens faibles », ces personnes qui n’appartiennent pas à votre premier cercle et que vous êtes amené à rencontrer dans les salons ou les clubs professionnels : C’est souvent grâce à elles que des offres surgissent en matière d’emploi, de développement de projet ou de carrière, car elles n’ont pas les mêmes centres d’intérêt que vous, ni les mêmes cercles relationnels. Cela vous offre donc de nouvelles perspectives.

Ouvert aux autres, ouvert aux propositions : la démarche est la même. Très souvent, chanceux et malchanceux tirent un profit complètement différent d’une situation de départ identique. La preuve à partir d’une expérience relatée par Wiseman. Il place un billet de 5 livres à l’entrée d’un café et demande à un complice de s’asseoir à l’intérieur. Roy, « le chanceux », arrive, aperçoit immédiatement le billet, s’en saisit, entre dans l’établissement, entame la conversation avec le complice et finit par obtenir sa carte de visite. Quand vient son tour, Karen, « la malchanceuse », marche sur le billet sans le voir. Dans le café, elle n’adresse la parole à personne et finit par repartir, doublement bredouille.

Réalisez vos projets sans vous laisser décourager

Vous avez l’impression que votre collègue de bureau est toujours au bon endroit au bon moment et qu’il flaire les projets porteurs ? Dites-vous que cela ne relève pas du hasard.

Pour bien capter les tendances, il faut s’informer : entretenir une veille permanente et rester attentif à son environnement. Quels sont les projets de l’entreprise ? Comment évoluent vos concurrents, mais aussi les autres secteurs?  »

Provoquer les occasions implique aussi de s’engager. Participer à des projets, sortir de son périmètre d’activité… Un poste est souvent à géométrie variable. Montrez que vous êtes capable d’en faire plus, osez affirmer votre leadership. En exerçant, par exemple, votre force de proposition.

De la ténacité, il en a fallu également à Pierre-Jacques Jouars, lorsqu’il a créé le jeu de plateau Blokus. Les deux premières années ont été difficiles: « J’ai investi toutes mes économies, hypothéqué ma maison pour obtenir un crédit et, pendant un an, j’ai fait du lobbying auprès de la Fédération du jouet pour décrocher une place au Salon international de Nuremberg. » En Allemagne, la chance lui sourit enfin : un Américain lui propose de distribuer son jeu outre-Atlantique. Lorsqu’il cède sa société à Mattel, cinq plus tard, elle réalise déjà 5 millions d’euros de chiffre d’affaires et Blokus fait partie des cinq jeux de société les plus vendus aux Etats-Unis.

 

Comment lire avec efficacité

L’école nous a appris à lire ; mais, bien souvent, elle a sacralisé la lecture et nous a appris à lire de façon exhaustive sans nous permettre de discriminer de véritables objectifs de lecture.

Lire apporte de nombreux bénéfices.

  • • Grâce la lecture, de nouvelles idées germent dans votre cerveau.
  • • Lire augmente la concentration. Pour lire efficacement, vous devez vous abstraire des distractions et vous concentrer sur l’objet de votre lecture.
  • • Lorsque vous lisez, vos neurones travaillent ! Lire représente un processus mental complexe.
  • • Last but not least, lire permet d’augmenter vos connaissances dans un domaine donné, voire de connecter les différents savoirs afin d’aboutir à un canevas de connaissances.
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Comment lire plus ?

• Créez une habitude. Gardez un livre sur votre table de nuit. Chaque soir, lisez au moins un quart d’heure. Vous créerez ainsi une (bonne) habitude de lecture.

• Éteignez votre ordinateur et votre télévision. Nous passons un temps considérable devant la télévision et l’ordinateur. Regarder la télévision nous rend sans doute plus passifs. Sauf exception, la plupart des programmes ne demandent pas de réflexion poussée. Internet, quant à lui, nous donne accès à un nombre considérable de connaissances, mais il véhicule aussi un nombre tout aussi considérable de distractions : alertes Facebook, e-mails, etc. De même, le plus souvent, Internet propose des connaissances parcellaires disséminées sur plusieurs pages Web. Le livre, quant à lui, offre un concentré de connaissances. L’auteur, en général, a pris soin d’étudier les ressources à votre place afin de vous en proposer un concentré.

• Choisissez vos livres avec soin. Bien souvent, nous avons été marqués par notre passé scolaire. À cette époque, nous devions lire des livres par obligation. Devenu adulte, vous pouvez choisir vos livres et enfin prendre du plaisir à les lire !

• Profitez des moments creux pour lire. Mettez un livre à lire dans les endroits stratégiques, par exemple dans la boîte à gants de votre voiture. Ainsi, si vous devez attendre dans votre voiture, vous ne perdrez pas votre temps, vous pourrez prendre votre livre et commencer à lire.

• Abonnez-vous à une bibliothèque. La plupart des villes disposent d’une bibliothèque plus ou moins bien achalandée. D’une part, vous économisez de l’argent, d’autre part, vous instaurez une habitude : les bibliothèques vous obligent en effet à rendre les livres empruntés tous les quinze jours ; donc à en choisir d’autres. Dans une bibliothèque, si vous souhaitez obtenir des nouveautés, vous allez devoir vous battre. Heureusement, des services de location de livres commencent à exister.

• Dégagez du temps. Emportés par le tourbillon de la vie quotidienne, nous manquons cruellement de temps. Or le temps est le même pour tous ; ce que nous en faisons est une question de choix. Optez pour un choix intelligent et planifiez un temps de lecture dans votre agenda.

• Coupez-vous du monde extérieur. Lire demande de la concentration, donc, pour lire en toute quiétude, isolez-vous et coupez toutes les distractions internes et externes.

• Ne vous souciez pas de votre vitesse de lecture. Vous vous désolez de lire lentement ? Ne vous inquiétez pas, des méthodes de lecture rapide existent désormais.

• Ne lisez pas par obligation. Lorsque le livre que vous lisez est ennuyeux, laissez-le de côté.

Comment provoquer sa chance!

Pourquoi certains rencontrent-ils, en permanence, des occasions en or, alors que d’autres enchaînent déconvenues et accidents de parcours? Pendant plusieurs années, un chercheur anglais, Richard Wiseman, a étudié les comportements de personnes dites chanceuses et ceux d’individus qui, au contraire, sont la déveine incarnée.

Sa conclusion, exposée dans le livre «The Luck Factor» («Notre capital chance», éditions Marabout), est sans appel : on ne naît pas chanceux ou malchanceux. Tout n’est qu’une question de posture et de discipline. Certes, le «coup de bol» existe. Mais, fruit d’un pur hasard, il est rare. Si vous voulez avoir de la chance sur la durée, vous devrez retrousser vos manches. Car, contrairement aux idées reçues, celle-ci ne tombe pas du ciel. Elle se provoque, puis s’entretient. Pour la saisir, il faut se créer des opportunités. Puis ne pas les laisser passer.

Sachez vous montrer positif pour emporter l’adhésion

En matière de chance, l’optimisme est l’arme absolue. Adopter un état d’esprit positif rend plus convaincant. Ce qui, en définitive, favorise la réussite. Les chanceux sont, par nature, optimistes : ils s’attendent à ce que la chance leur sourie.

Pour forcer le destin, il faut aussi se montrer opportuniste. Autrement dit, tenter de tirer le maximum de chaque rencontre, de chaque situation. Lors d’un rendez-vous clientèle, n’essayez pas de vendre un produit, mais deux, ou obtenez de votre interlocuteur qu’il vous ouvre, en prime, son carnet d’adresses.

Le recadrage positif

Pour développer cette capacité de rebond, il faut se convertir au «recadrage positif». Une promotion vient de vous passer sous le nez ? Ce n’est pas un drame : il vous manquait sans doute une expérience à l’étranger, le décisionnaire n’était pas de votre côté ou peut-être n’aviez-vous tout simplement pas assez préparé votre dossier. Adopter une telle posture vous permet de ne pas vous enfermer dans une spirale d’échec (ce qui est le propre du pessimiste) et vous replace en condition de réussite lorsque la prochaine occasion se présentera.

Comment organiser votre journée

Rédiger chaque jour une liste de tâches à faire est une bonne habitude. Toutefois, dans une simple liste, de nombreuses informations manquent, notamment la répartition des tâches dans le temps.

Le temps : une ligne ou une boucle ?

La plupart des outils, par exemple un agenda, gèrent le temps de façon linéaire. Le temps est découpé en petites cases. Dans une éphéméride classique, le temps est réparti de façon égale. Pourtant, le temps peut aussi se représenter de manière circulaire, c’est le cas, par exemple, avec la montre analogique. En pratique, dans une journée, certains événements prennent plus de temps que d’autres, non seulement en termes de temps passé mais aussi en termes d’importance.

Naturellement, les outils pour gérer le temps de façon linéaire peuvent s’avérer complémentaires des outils circulaires. Vous pouvez très bien utiliser un agenda papier ou électronique pour garder une vue à long terme de votre activité et utiliser un agenda circulaire pour gérer votre temps au quotidien.

Comment construire une carte circulaire ?

  1. Tracez un cercle au centre de la feuille.
  2.  Partagez la journée en créneaux horaires, par exemple : 6 h 00/9 h 00/12 h 00/15 h 00/18 h 00. Naturellement, vous pouvez adapter ce découpage en fonction de votre rythme de vie. Pour les activités situées après 18 heures vous pourrez tracer un second cercle.
  3. Notez les événements de votre journée. Vous pouvez par exemple programmer votre journée dès le matin. Naturellement, votre carte n’est pas figée. Elle doit faire figurer les événements qui surviennent tout au long de votre journée.

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Source: 101 astuces pour mieux s’organiser

Nos sens sont plus puissants que ce que l’on croit

Quand vous observez votre chien, vous dites-vous que, comparativement aux autres animaux, nos sens sont bien peu développés ?

Sachez que les études effectuées en psychologie sur les « seuils absolus » (Galanter, 1962) ont montré que si vos capacités sont normales :
– vous entendrez le bruit d’une montre à 6 mètres dans une pièce silencieuse ;
– vous serez capable de détecter la flamme d’une bougie située à une distance de 48 kilomètres la nuit, par temps sombre ;
– vous trouverez que l’eau est sucrée, alors que la quantité de sucre n’est que d’une cuillerée à café pour 7,5 litres d’eau ;
– vous percevrez que l’eau est salée, si seulement 1 gramme de sel se trouve dans 500 litres d’eau ;
– vous sentirez la présence d’une goutte de parfum répandue dans un appartement de trois pièces ;
– vous serez également capable de sentir le contact de l’aile d’une abeille qui vous tombe sur la joue à une hauteur de 1 centimètre.

En revanche, nous surestimons souvent notre capacité sensorielle à distinguer des différences entre deux éléments…

Vous préférez peut-être la marque de cola la plus connue à la seconde marque la plus vendue (si vous voyez ce que je veux dire !). Une recherche a montré que si l’on vous présente trois verres contenant ces produits et même si vous pouvez les goûter plusieurs fois, vous serez, en général, incapable de faire la différence entre ces deux marques (Solomon, 1979).