Comment lire avec efficacité

L’école nous a appris à lire ; mais, bien souvent, elle a sacralisé la lecture et nous a appris à lire de façon exhaustive sans nous permettre de discriminer de véritables objectifs de lecture.

Lire apporte de nombreux bénéfices.

  • • Grâce la lecture, de nouvelles idées germent dans votre cerveau.
  • • Lire augmente la concentration. Pour lire efficacement, vous devez vous abstraire des distractions et vous concentrer sur l’objet de votre lecture.
  • • Lorsque vous lisez, vos neurones travaillent ! Lire représente un processus mental complexe.
  • • Last but not least, lire permet d’augmenter vos connaissances dans un domaine donné, voire de connecter les différents savoirs afin d’aboutir à un canevas de connaissances.
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Comment lire plus ?

• Créez une habitude. Gardez un livre sur votre table de nuit. Chaque soir, lisez au moins un quart d’heure. Vous créerez ainsi une (bonne) habitude de lecture.

• Éteignez votre ordinateur et votre télévision. Nous passons un temps considérable devant la télévision et l’ordinateur. Regarder la télévision nous rend sans doute plus passifs. Sauf exception, la plupart des programmes ne demandent pas de réflexion poussée. Internet, quant à lui, nous donne accès à un nombre considérable de connaissances, mais il véhicule aussi un nombre tout aussi considérable de distractions : alertes Facebook, e-mails, etc. De même, le plus souvent, Internet propose des connaissances parcellaires disséminées sur plusieurs pages Web. Le livre, quant à lui, offre un concentré de connaissances. L’auteur, en général, a pris soin d’étudier les ressources à votre place afin de vous en proposer un concentré.

• Choisissez vos livres avec soin. Bien souvent, nous avons été marqués par notre passé scolaire. À cette époque, nous devions lire des livres par obligation. Devenu adulte, vous pouvez choisir vos livres et enfin prendre du plaisir à les lire !

• Profitez des moments creux pour lire. Mettez un livre à lire dans les endroits stratégiques, par exemple dans la boîte à gants de votre voiture. Ainsi, si vous devez attendre dans votre voiture, vous ne perdrez pas votre temps, vous pourrez prendre votre livre et commencer à lire.

• Abonnez-vous à une bibliothèque. La plupart des villes disposent d’une bibliothèque plus ou moins bien achalandée. D’une part, vous économisez de l’argent, d’autre part, vous instaurez une habitude : les bibliothèques vous obligent en effet à rendre les livres empruntés tous les quinze jours ; donc à en choisir d’autres. Dans une bibliothèque, si vous souhaitez obtenir des nouveautés, vous allez devoir vous battre. Heureusement, des services de location de livres commencent à exister.

• Dégagez du temps. Emportés par le tourbillon de la vie quotidienne, nous manquons cruellement de temps. Or le temps est le même pour tous ; ce que nous en faisons est une question de choix. Optez pour un choix intelligent et planifiez un temps de lecture dans votre agenda.

• Coupez-vous du monde extérieur. Lire demande de la concentration, donc, pour lire en toute quiétude, isolez-vous et coupez toutes les distractions internes et externes.

• Ne vous souciez pas de votre vitesse de lecture. Vous vous désolez de lire lentement ? Ne vous inquiétez pas, des méthodes de lecture rapide existent désormais.

• Ne lisez pas par obligation. Lorsque le livre que vous lisez est ennuyeux, laissez-le de côté.

Comment provoquer sa chance!

Pourquoi certains rencontrent-ils, en permanence, des occasions en or, alors que d’autres enchaînent déconvenues et accidents de parcours? Pendant plusieurs années, un chercheur anglais, Richard Wiseman, a étudié les comportements de personnes dites chanceuses et ceux d’individus qui, au contraire, sont la déveine incarnée.

Sa conclusion, exposée dans le livre «The Luck Factor» («Notre capital chance», éditions Marabout), est sans appel : on ne naît pas chanceux ou malchanceux. Tout n’est qu’une question de posture et de discipline. Certes, le «coup de bol» existe. Mais, fruit d’un pur hasard, il est rare. Si vous voulez avoir de la chance sur la durée, vous devrez retrousser vos manches. Car, contrairement aux idées reçues, celle-ci ne tombe pas du ciel. Elle se provoque, puis s’entretient. Pour la saisir, il faut se créer des opportunités. Puis ne pas les laisser passer.

Sachez vous montrer positif pour emporter l’adhésion

En matière de chance, l’optimisme est l’arme absolue. Adopter un état d’esprit positif rend plus convaincant. Ce qui, en définitive, favorise la réussite. Les chanceux sont, par nature, optimistes : ils s’attendent à ce que la chance leur sourie.

Pour forcer le destin, il faut aussi se montrer opportuniste. Autrement dit, tenter de tirer le maximum de chaque rencontre, de chaque situation. Lors d’un rendez-vous clientèle, n’essayez pas de vendre un produit, mais deux, ou obtenez de votre interlocuteur qu’il vous ouvre, en prime, son carnet d’adresses.

Le recadrage positif

Pour développer cette capacité de rebond, il faut se convertir au «recadrage positif». Une promotion vient de vous passer sous le nez ? Ce n’est pas un drame : il vous manquait sans doute une expérience à l’étranger, le décisionnaire n’était pas de votre côté ou peut-être n’aviez-vous tout simplement pas assez préparé votre dossier. Adopter une telle posture vous permet de ne pas vous enfermer dans une spirale d’échec (ce qui est le propre du pessimiste) et vous replace en condition de réussite lorsque la prochaine occasion se présentera.

Comment organiser votre journée

Rédiger chaque jour une liste de tâches à faire est une bonne habitude. Toutefois, dans une simple liste, de nombreuses informations manquent, notamment la répartition des tâches dans le temps.

Le temps : une ligne ou une boucle ?

La plupart des outils, par exemple un agenda, gèrent le temps de façon linéaire. Le temps est découpé en petites cases. Dans une éphéméride classique, le temps est réparti de façon égale. Pourtant, le temps peut aussi se représenter de manière circulaire, c’est le cas, par exemple, avec la montre analogique. En pratique, dans une journée, certains événements prennent plus de temps que d’autres, non seulement en termes de temps passé mais aussi en termes d’importance.

Naturellement, les outils pour gérer le temps de façon linéaire peuvent s’avérer complémentaires des outils circulaires. Vous pouvez très bien utiliser un agenda papier ou électronique pour garder une vue à long terme de votre activité et utiliser un agenda circulaire pour gérer votre temps au quotidien.

Comment construire une carte circulaire ?

  1. Tracez un cercle au centre de la feuille.
  2.  Partagez la journée en créneaux horaires, par exemple : 6 h 00/9 h 00/12 h 00/15 h 00/18 h 00. Naturellement, vous pouvez adapter ce découpage en fonction de votre rythme de vie. Pour les activités situées après 18 heures vous pourrez tracer un second cercle.
  3. Notez les événements de votre journée. Vous pouvez par exemple programmer votre journée dès le matin. Naturellement, votre carte n’est pas figée. Elle doit faire figurer les événements qui surviennent tout au long de votre journée.

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Source: 101 astuces pour mieux s’organiser

Nos sens sont plus puissants que ce que l’on croit

Quand vous observez votre chien, vous dites-vous que, comparativement aux autres animaux, nos sens sont bien peu développés ?

Sachez que les études effectuées en psychologie sur les « seuils absolus » (Galanter, 1962) ont montré que si vos capacités sont normales :
– vous entendrez le bruit d’une montre à 6 mètres dans une pièce silencieuse ;
– vous serez capable de détecter la flamme d’une bougie située à une distance de 48 kilomètres la nuit, par temps sombre ;
– vous trouverez que l’eau est sucrée, alors que la quantité de sucre n’est que d’une cuillerée à café pour 7,5 litres d’eau ;
– vous percevrez que l’eau est salée, si seulement 1 gramme de sel se trouve dans 500 litres d’eau ;
– vous sentirez la présence d’une goutte de parfum répandue dans un appartement de trois pièces ;
– vous serez également capable de sentir le contact de l’aile d’une abeille qui vous tombe sur la joue à une hauteur de 1 centimètre.

En revanche, nous surestimons souvent notre capacité sensorielle à distinguer des différences entre deux éléments…

Vous préférez peut-être la marque de cola la plus connue à la seconde marque la plus vendue (si vous voyez ce que je veux dire !). Une recherche a montré que si l’on vous présente trois verres contenant ces produits et même si vous pouvez les goûter plusieurs fois, vous serez, en général, incapable de faire la différence entre ces deux marques (Solomon, 1979).

Comment l’effet de contraste agit sur vous?

Réalisez l’expérience suivante : prenez trois récipients. Remplissez le premier d’eau froide, le deuxième d’eau chaude et le dernier d’eau tiède. Plongez en même temps votre main droite dans l’eau froide et votre main gauche dans l’eau chaude. Laissez mijoter quelques instants… Plongez ensuite vos deux mains dans le récipient d’eau tiède.

Que se passe-t-il ? Vous êtes surpris de constater que la température de l’eau tiède paraît bouillante à votre main droite et glaciale à votre main gauche. Vous venez d’expérimenter l’effet de contraste…

Ce petit jeu montre qu’un même objet, ici l’eau, peut être perçu de façon très différente selon la nature de l’événement qui précède. Les recherches effectuées autour de ce phénomène indiquent que l’effet de contraste s’applique à toutes les formes de perceptions…

Dans l’une de leurs expériences, des chercheurs ont diffusé à des résidents masculins d’une cité universitaire deux programmes télévisuels différents (Kenrick et Gutierres, 1980). La moitié d’eux visionnait un épisode de Drôles de dames (Charlie’s Angels), l’autre, un épisode d’une émission quelconque. Ils ont ensuite demandé aux étudiants d’évaluer la photographie d’une inconnue et de lui donner une note.
Il est amusant de constater que ceux qui avaient regardé un épisode de Drôles de dames jugeaient l’inconnue beaucoup moins séduisante que ceux qui avaient suivi un autre programme. Il semble que la beauté des actrices de la série ait, par contraste, fait apparaître l’inconnue moins attirante…

Dans d’autres études, ces mêmes chercheurs ont constaté que non seulement l’effet de contraste influence les évaluations que nous faisons des étrangers, mais également la façon dont nous percevons notre propre pouvoir de séduction (Kenrick, Neuberg, Zierk et Krones, 1994).

Sachez tirer parti de l’effet de contraste et méfiez-vous des situations commerciales qui en usent. Supposez, par exemple, que vous ayez besoin d’un nouveau costume ou d’un nouvel ensemble. Vous vous rendez alors dans une boutique spécialisée. La technique du vendeur consistera bien souvent à vous présenter les articles les plus chers dans le but d’augmenter la probabilité de vous vendre un autre produit moins onéreux mais pas encore suffisamment abordable pour que vous l’achetiez d’emblée. Si vous avez compris l’effet de contraste, vous admettrez que le professionnel aurait tout à perdre en inversant l’ordre de présentation des produits…

La science dit que votre statut social vous rend grand

Pensez-vous avoir gagné quelques centimètres aux yeux des autres depuis que vous avez eu une promotion ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, on doit pouvoir répondre par l’affirmative, si l’on se fie aux travaux de Dannenmaier et Thumin (1964).

Ces chercheurs ont demandé à 46 élèves infirmières d’estimer la taille de plusieurs personnes appartenant à leur institut de formation. Sans l’aide d’un quelconque instrument de mesure, les étudiants devaient évaluer la hauteur du sous-directeur, de leur professeur, ainsi que celle de deux de leurs camarades de classe.

Dannenmaier et Thumin ont remarqué qu’il existait un rapport entre le statut de la personne à évaluer et l’estimation de la taille : plus la personne a de l’autorité, plus grand est l’écart entre sa taille réelle et celle estimée par les étudiants.

Il ressort de cette expérience que la taille perçue peut être liée à l’importance sociale attribuée. Ainsi, la signification sociale ou encore l’importance que nous donnons aux gens et aux objets peut parfois influencer notre perception. C’est ce qu’une autre expérience tend également à prouver…

Bruner et Goodman (1947) ont montré dans une série de travaux que les enfants étaient tout à fait capables d’estimer sans trop de difficultés le diamètre d’un cercle de carton. Cependant, lorsqu’il ne s’agit plus de carton mais d’une pièce de monnaie, la taille de cette dernière est alors surestimée. Bien qu’elle soit aussi grande que le disque de carton, les enfants la perçoivent comme plus grande.
Ce qui est encore plus troublant, c’est que le diamètre perçu des pièces de monnaie peut être influencé par la valeur subjective d’achat : dans leur expérience, les enfants issus des familles les plus pauvres, pour qui la valeur d’achat de la pièce est relativement élevée, estiment son diamètre comme sensiblement plus important que les enfants issus des familles plus riches.

Bien que les résultats de Bruner et de Goodman n’aient jamais pu être reproduits de façon convaincante, ils ont néanmoins suscité un grand nombre de travaux soutenant le phénomène de l’accentuation sociale (Lilli, 1975).

Finalement, nous avons tendance à percevoir comme plus grands, plus gros et peut-être même plus lourds les objets et les gens qui possèdent une valeur sociale importante. D’ailleurs, ne dit-on pas dans certains pays d’Afrique que l’on reconnaît l’importance d’un homme à la place (surface) qu’il occupe ?