5 PIÈGES QUE VOUS TEND VOTRE CERVEAU

Nous nous croyons libres de choisir et de décider. En réalité, nous sommes sous influence. Pour nous libérer, apprenons à identifier les biais qui faussent le jugement.

« Je me suis trompé ! » Par cette déclaration au JT de 20 heu­res, à la mi-mars, Carlos Ghosn reconnaissait avoir accusé à tort trois cadres, licenciés pour espionnage industriel sur la foi de «preuves multiples». Comment un dirigeant de ce calibre a-t-il pu se méprendre ainsi pendant des semaines ? « Le patron de Renault et son staff ont été aveuglés, avance Luc de Brabandere, directeur associé du Boston ­Consulting Group. La piste de l’espionnage industriel n’étant pas impossible, ils ont interprété chaque élément du dossier sous cet angle, jusqu’à y croire pour de bon. »

Personne n’échappe à ces processus mentaux, souvent inconscients, qui faussent notre perception de la réalité. Les travaux du psychiatre américain Aaron Beck sur les schémas de pensée dans les années 1960, puis ceux des psycho­logues américains Amos Tversky et Daniel Kahneman ont théorisé le rôle des « biais cognitifs » et leur impact sur notre raisonnement. « Ces raccourcis mentaux ont un gros avantage : celui de nous permettre d’évaluer rapidement une situation », explique Pascal Van­cut­sem, fondateur de Coaching & Performance.

Le cortex préfrontal, qui nous aide à prendre du recul, est alors court-circuité et nous allons puiser directement des données dans le cerveau néolimbique, siège de notre vécu, de nos connaissances, de nos émotions… Résultat : en un centième de seconde, nos neurones orientent no­tre décision. Mais voilà, ces biais cognitifs peuvent aussi nous induire en erreur et nous amener à prendre la mauvaise décision. S’il est difficile de s’en affranchir, les connaître permet au moins de réduire leur influence. On en compte pas moins d’une soixantaine ! Nous présentons ici les plus fréquents d’entre eux.

1. Le biais d’ancrage ou l’art de s’accrocher à son premier jugement

La première idée ou la première impression n’est pas toujours la plus judicieuse. C’est pourtant ce que le biais d’ancrage nous laisse croire. Prenons l’exemple d’un candidat qui arrive avec quelques minutes de retard à un entretien. En tant que recruteur, vous ne pourrez vous empêcher d’en con­clure, un peu vite, qu’il ne sera jamais ponctuel. Et cette ­étiquette sera difficile à retirer.

Sachez-le : le biais d’ancrage se manifeste de façon très forte avec les chiffres. « Le cerveau se fixe sur une valeur et n’en dévie plus, observe Patrick Amar, coach de di­rigeants chez Axis Mundi et au­teur de “Psychologie du manager” (Dunod). Si, lors d’une né­gocia­tion salariale, vous annoncez un chi­ffre, votre interlocuteur l’ancrera dans son esprit comme un maximum et vous aurez du mal à revenir en arrière ou à partir sur une autre base. » Mo­ralité : dès qu’il est question de chiffres, évitez de parler le premier !

2. Le biais de disponibilité ou la difficulté d’intégrer une information nouvelle

« Près de 300.000 exemplaires bons à jeter ! » Cette directrice marketing ne décolère pas. La revue qu’elle tient entre les mains a été réalisée sur papier mat et non sur papier brillant, comme prévu. En cause, plusieurs allers-retours avec l’imprimeur, des changements d’avis successifs sur le for­mat, les couleurs, la typogra­phie ou la qualité du papier. Mais surtout un biais : celui de dis­­po­­ni­bilité. Après bien des ter­giver­sa­­tions, l’imprimeur et elle s’étaient mis d’accord pour revenir aux pa­ra­mètres initiaux. Tout semblait clair et maîtrisé. « Au­cun d’eux n’a vu que la mention “papier mat”, un temps envisagée, était restée sur le devis, ­rapporte Mary Gohin, psycho­logue et coach. L’information “pa­pier brillant”, choisie à cha­­que numéro, était si an­crée dans leur esprit qu’ils ont cru la voir et sont passés à côté de leur erreur. »

C’est ce même biais qui nous fait manquer le panneau « sens interdit » lorsque nous prenons une rue jusqu’alors ouverte à la circulation. Logique : nous privilégions les éléments familiers, ré­cur­rents ou récents, au point de ne pas voir certains changements.

3. Le biais d’attribution ou la propension à tirer des conclusions hâtives

« Il est sympa, cet Eric. C’est un boute-en-train et un excellent me­neur d’équipe ! » Ce dirigeant d’une grande banque est sorti d’un séminaire de «team building» ébloui par l’un de ses managers, avec qui il venait de réaliser un jeu de construction. Au point de décider, quelques mois plus tard, de le nommer directeur d’une entité. Il n’a pas tardé à s’en mordre les doigts. « En interrogeant son équipe, nous avons découvert qu’il se comportait en bourreau », raconte Arnaud Gilberton, ­manager chez IDRH (conseil) et chargé du coaching d’Eric avant son entrée en fonction.

Motif de cette er­reur de casting : une décision prise à partir d’impressions saisies dans un contexte non professionnel. Les chercheurs appellent cela l’er­reur fondamentale d’attri­bution. « Pour apprécier un com­­por­­te­ment, résume Patrick Amar, nous tendons à sous-estimer l’impact du contexte, plus com­plexe à analyser, pour nous focaliser sur ce qui est immédiatement visible et en attribuer l’origine à l’individu. » Ainsi, c’est la situation de jeu, plus que le caractère d’Eric, qui avait séduit le dirigeant.

4. Le biais de confirmation ou la persévérance dans l’erreur

« Ce biais-là peut faire des ravages », prévient Luc de Brabandere. En témoigne l’affaire d’espionnage chez Renault, désastreuse en termes d’image. Ce biais pousse l’individu à interpréter des informations de manière qu’elles corroborent son hypothèse initiale. Inconsciemment, il élimine celles qui l’infirment et retient (ou grossit) celles qui la confirment.

Convaincu de la supériorité d’Apple, Christophe Plassard, le patron d’une PME de création gra­phique, a ainsi décidé il y a quelques mois d’acquérir un logiciel de comptabilité de cette marque. Il a commencé par télécharger une version d’essai. N’étant confronté à aucun problème, il n’a pas remis sa décision en cause et a contacté son fournisseur. Ce dernier ne s’est pas étonné de son choix, ce qui l’a renforcé dans ses certitudes. Lorsqu’il a fait appel à un expert pour former sa comptable et qu’il a vu l’homme ­patauger, il a conclu naturellement à un manque de compétences. Sans se douter que le problème venait du logiciel, en réalité inadapté à ses besoins. Il lui a fallu quinze jours pour en prendre conscience.

Christophe Plassard, heureusement, a été assez lucide pour ne pas s’obstiner. Car le biais de con­fir­mation peut vite muer en une escalade de l’engagement. Le prin­cipe : on persévère dans l’erreur, sans tenir compte des signaux, et même lors­qu’on commence à dou­ter. Reconnaître sa défaillance signifierait non seulement qu’on a pris une mauvaise décision mais aussi qu’on s’est entêté : dévastateur pour l’image. C’est cette spirale infernale qui a conduit des dirigeants de la Nasa, pourtant alertés sur des problèmes techniques, à procéder au lancement de la navette «Challenger» en 1986. Elle a explosé au décollage.

5. Le biais de cadrage ou l’influence du vécu sur nos jugements ou nos perceptions

« A2M1 ! » Le texto envoyé par un collègue a paru limpide à ce cadre : « J’ai décrypté : à deux mètres dix. » Mais, ne voyant pas son inter­locuteur à proximité, il est resté per­plexe. De fait, le texto signifiait « à demain ». Chacun inter­prète les messages en fonction de ses schémas de pensée, de son édu­cation et de ses connaissances, mais aussi de son vécu et de son ex­­périence. On a tendance à ne voir que ce qui a du sens pour nous. Quitte à reproduire ­certains ­systématismes face à une situation qui semble connue et à prendre toujours les mêmes décisions. « Nous réagis­sons selon un cadre cogni­tif dont nous avons du mal à nous défaire, observe Mary Go­hin. Paresseux, le cerveau préfère rester dans sa zone de confort. »

Certains métiers abordent les si­tuations avec le prisme de leur expertise. Le patron de l’éditeur de logiciels LQC, Laurent Quivogne, en a fait l’expérience avec ses équipes d’informa­ticiens : «Il leur arrive de faire des raccourcis : un jour, face à un client – un réseau de franchises –, ils ont conclu qu’à un restaurant correspondait un gérant. Or certains gérants avaient plusieurs en­tités, d’autres en cogéraient une seule. Il a fallu réécrire une partie du logiciel !»

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Comment développer une attitude de leader

Le sentiment de manquer d’autorité naturelle ? Un vieux souvenir pour Prisca. Des mois à l’avance pourtant, elle appréhendait ces réunions où elle devait s’exprimer devant des responsables RH. « J’avais tendance à me mettre physiquement en retrait, à moitié cachée derrière le projecteur. Résultat, certains ne m’écoutaient pas, d’autres consultaient ouvertement leur téléphone. Aujourd’hui, je me déplace et cherche à capter les regards. J’ai gagné en présence et en crédibilité. »

Même si le leadership ne s’improvise pas, adopter certaines attitudes peut vous aider à gagner en assurance. Le leader a la poignée de main et le regard francs, un débit de voix contenu et les pieds bien ancrés au sol. Didier  se souvient d’un candidat dont le comportement l’a marqué : « Lorsque je lui ai demandé pourquoi il était un bon vendeur, il m’a regardé dans les yeux, a tendu la main droite vers moi, index et pouce collés, et m’a affirmé : “Parce que je ne lâche jamais.” Sur le coup, cela m’a plutôt fait sourire. Sans se démonter, il a alors répété son geste et ses paroles avec la même détermi­nation. Au final, cela avait quelque chose de convaincant. »

Le leader est un conquérant. Ses mouvements se situent plutôt au-dessus de la poitrine, pour être plus visibles. Ils sont orientés vers le haut, ouverts (paumes vers le ciel plutôt que vers le bas). Il est souvent positionné vers l’avant (rarement calé en arrière du fauteuil, par exemple, ce qui correspondrait davantage à une attitude d’observation ou de défense). C’est aussi un séducteur. Sa force est de savoir aussi bien exploiter la partie droite de son visage, pour mettre à distance et rappeler que c’est lui qui décide, que la partie gauche, pour créer du lien et arrondir les angles. Une vraie leçon de maîtrise du corps.

Soyez réactif et n’hésitez pas à suivre votre intuition

Lorsque l’occasion se présente, il faut la saisir au vol. On ne dispose parfois que de quelques heures pour prendre une décision lourde de conséquences. Alors qu’il est directeur marketing chez un opérateur de téléphonie, Vincent se voit proposer un challenge inattendu : « Un jour, une amie me présente une de ses connaissances qui cherchait un DG pour une des filiales de son groupe. C’était un vendredi : je n’ai eu que le week-end pour peser le pour et le contre. Pour lui, c’était une évidence, j’étais l’homme de la situation. J’ai eu le sentiment que si je n’étais pas capable de me décider rapidement, j’allais perdre tout crédit. » Aujourd’hui, s’il occupe la fonction de président Europe du Sud de Videojet (traçabilité et marquage industriel), c’est, dit-il, parce qu’il a osé ce saut dans le vide.

Il faut donc parfois être capable de réagir vite et de prendre des risques. Les chanceux en prennent d’ailleurs plus que les autres et sont davantage enclins à suivre leur intuition. « C’est souvent une fois que l’on a plongé qu’on se rend compte qu’il s’agissait d’une occasion en or », remarque Alain qui, après avoir été directeur marketing et communication chez Toshiba, s’est lancé dans l’entrepreneuriat en 1996. Trois ans plus tard, il crée le salon de la microentreprise puis, en 2007, celui des services à la personne. Deux rendez-vous qui attirent désormais chaque année des dizaines de milliers de visiteurs.

Etre réactif ne signifie pas agir dans la précipitation, de façon irraisonnée. Le risque, ça se mesure. Tout dépend aussi jusqu’où vous êtes prêt à aller. En l’espace de quinze jours, Claire a changé de métier, de pays et d’entreprise. Au cours d’un rendez-vous, un client de son cabinet de chasse de têtes lui lance : « En fait, c’est quelqu’un comme vous qu’il nous faudrait comme patron de pays. » Elle saute sur l’occasion : « Comme j’étais intéressée par le projet de l’entreprise, je l’ai pris au mot et j’ai signé. »

Rien à voir avec un coup de tête, assure-t-elle pourtant. Question d’intuition plutôt. Les études de Wiseman montrent d’ailleurs que les chanceux prennent la plupart de leurs décisions à l’instinct. Faites le test sur vous-même : rappelez-vous comment vous avez choisi votre dernier poste, de quelle manière vous avez changé de voie il y a quelques années, etc. Vous risquez d’être surpris. L’intuition est souvent bonne conseillère. L’erreur, quand on veut optimiser sa chance, serait de ne pas l’écouter.

Comment lire avec efficacité

L’école nous a appris à lire ; mais, bien souvent, elle a sacralisé la lecture et nous a appris à lire de façon exhaustive sans nous permettre de discriminer de véritables objectifs de lecture.

Lire apporte de nombreux bénéfices.

  • • Grâce la lecture, de nouvelles idées germent dans votre cerveau.
  • • Lire augmente la concentration. Pour lire efficacement, vous devez vous abstraire des distractions et vous concentrer sur l’objet de votre lecture.
  • • Lorsque vous lisez, vos neurones travaillent ! Lire représente un processus mental complexe.
  • • Last but not least, lire permet d’augmenter vos connaissances dans un domaine donné, voire de connecter les différents savoirs afin d’aboutir à un canevas de connaissances.
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Comment lire plus ?

• Créez une habitude. Gardez un livre sur votre table de nuit. Chaque soir, lisez au moins un quart d’heure. Vous créerez ainsi une (bonne) habitude de lecture.

• Éteignez votre ordinateur et votre télévision. Nous passons un temps considérable devant la télévision et l’ordinateur. Regarder la télévision nous rend sans doute plus passifs. Sauf exception, la plupart des programmes ne demandent pas de réflexion poussée. Internet, quant à lui, nous donne accès à un nombre considérable de connaissances, mais il véhicule aussi un nombre tout aussi considérable de distractions : alertes Facebook, e-mails, etc. De même, le plus souvent, Internet propose des connaissances parcellaires disséminées sur plusieurs pages Web. Le livre, quant à lui, offre un concentré de connaissances. L’auteur, en général, a pris soin d’étudier les ressources à votre place afin de vous en proposer un concentré.

• Choisissez vos livres avec soin. Bien souvent, nous avons été marqués par notre passé scolaire. À cette époque, nous devions lire des livres par obligation. Devenu adulte, vous pouvez choisir vos livres et enfin prendre du plaisir à les lire !

• Profitez des moments creux pour lire. Mettez un livre à lire dans les endroits stratégiques, par exemple dans la boîte à gants de votre voiture. Ainsi, si vous devez attendre dans votre voiture, vous ne perdrez pas votre temps, vous pourrez prendre votre livre et commencer à lire.

• Abonnez-vous à une bibliothèque. La plupart des villes disposent d’une bibliothèque plus ou moins bien achalandée. D’une part, vous économisez de l’argent, d’autre part, vous instaurez une habitude : les bibliothèques vous obligent en effet à rendre les livres empruntés tous les quinze jours ; donc à en choisir d’autres. Dans une bibliothèque, si vous souhaitez obtenir des nouveautés, vous allez devoir vous battre. Heureusement, des services de location de livres commencent à exister.

• Dégagez du temps. Emportés par le tourbillon de la vie quotidienne, nous manquons cruellement de temps. Or le temps est le même pour tous ; ce que nous en faisons est une question de choix. Optez pour un choix intelligent et planifiez un temps de lecture dans votre agenda.

• Coupez-vous du monde extérieur. Lire demande de la concentration, donc, pour lire en toute quiétude, isolez-vous et coupez toutes les distractions internes et externes.

• Ne vous souciez pas de votre vitesse de lecture. Vous vous désolez de lire lentement ? Ne vous inquiétez pas, des méthodes de lecture rapide existent désormais.

• Ne lisez pas par obligation. Lorsque le livre que vous lisez est ennuyeux, laissez-le de côté.

Fais de la technologie ton serviteur

Rien ne change au-dessous de la surface des choses : la technologie est neutre. Certains croient le contraire qui deviennent le serviteur de leur smartphone. Fais de la technologie ton serviteur : décide de l’heure à laquelle tu regarderas tes mails, décide de l’information dont tu ne prendras pas connaissance, décide de faire confiance à ton répondeur et de ne pas prendre cet appel.  La reconquête de ton humanité commence ici, exactement.

Une bonne stratégie pour passer à l’action

La plupart de nos projets restent bien souvent à l’état de projet justement, c’est-à-dire de bonnes intentions que nous ne réalisons jamais. Dans son livre Juicy Pens Thirsty Paper, Sark propose une méthode pour nous mettre enfin en mouvement : la roue du plaisir (the wheel of delight). C’est une représentation graphique qui présente les micromouvements à réaliser pour commencer un projet.

La technique des petits pas

Régulièrement, nous nous aventurons dans de nouveaux projets. Nous voulons changer et améliorer certains éléments de notre vie. Pourtant, au final, nous changeons très peu : nous restons englués dans nos habitudes sécurisantes. Le changement, surtout radical, nous fait peur. Dès lors, comment changer en douceur et surtout mettre « la machine » en marche ?

La solution se trouve en nous. Nous pouvons par exemple nous inspirer du kaizen. Ce processus d’amélioration continue se fonde notamment sur la technique bien connue des petits pas. Elle tire sa philosophie d’un précepte de Lao Tseu : « Même un voyage de mille kilomètres commence par un premier pas. »

Comment construire une roue du plaisir ?

1. Tracez un premier cercle au centre de votre feuille. Notez-y votre projet.

2. Tracez un deuxième cercle autour du premier puis dessinez huit rayons. Dans chaque segment, notez un micromouvement. Attention, ce micromouvement doit être formulé de façon à procurer un certain plaisir.

3. Tracez un troisième cercle autour du deuxième. Entre les deux cercles, notez la date à laquelle vous avez accompli votre micromouvement.

Comment organiser votre journée

Rédiger chaque jour une liste de tâches à faire est une bonne habitude. Toutefois, dans une simple liste, de nombreuses informations manquent, notamment la répartition des tâches dans le temps.

Le temps : une ligne ou une boucle ?

La plupart des outils, par exemple un agenda, gèrent le temps de façon linéaire. Le temps est découpé en petites cases. Dans une éphéméride classique, le temps est réparti de façon égale. Pourtant, le temps peut aussi se représenter de manière circulaire, c’est le cas, par exemple, avec la montre analogique. En pratique, dans une journée, certains événements prennent plus de temps que d’autres, non seulement en termes de temps passé mais aussi en termes d’importance.

Naturellement, les outils pour gérer le temps de façon linéaire peuvent s’avérer complémentaires des outils circulaires. Vous pouvez très bien utiliser un agenda papier ou électronique pour garder une vue à long terme de votre activité et utiliser un agenda circulaire pour gérer votre temps au quotidien.

Comment construire une carte circulaire ?

  1. Tracez un cercle au centre de la feuille.
  2.  Partagez la journée en créneaux horaires, par exemple : 6 h 00/9 h 00/12 h 00/15 h 00/18 h 00. Naturellement, vous pouvez adapter ce découpage en fonction de votre rythme de vie. Pour les activités situées après 18 heures vous pourrez tracer un second cercle.
  3. Notez les événements de votre journée. Vous pouvez par exemple programmer votre journée dès le matin. Naturellement, votre carte n’est pas figée. Elle doit faire figurer les événements qui surviennent tout au long de votre journée.

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Source: 101 astuces pour mieux s’organiser

Un outil simple pour rester motivé

Nous devenons ce que nous faisons chaque jour. Pour devenir un expert dans un domaine, il faut accumuler plus de 10 000 heures de travail. De même, pour atteindre vos objectifs, mieux vaut vous y atteler un peu chaque jour. Toutefois, comment conserver votre motivation au fil du temps ? Seinfeld, un célèbre humoriste américain, révèle sa technique : un simple calendrier et quelques croix !
Comment ça marche ?

Seinfeld a trouvé une solution pour se motiver à écrire quotidiennement. Il a accroché au mur un calendrier annuel d’une seule feuille. Chaque jour où il travaille à écrire, il coche la case du jour avec une grande croix rouge. Ainsi, au fil du temps, les jours cochés représentent une chaîne qu’il ne faut pas briser. Cette chaîne servira au final de motivateur.
Pour créer un calendrier de Seinfeld :
1. Achetez un calendrier annuel ou trouvez-en un sur Internet.
2. Choisissez un objectif. Ce choix n’est pas évident car vous devrez y travailler chaque jour, que vous soyez fatigué ou démotivé.
3. Cochez chaque date du calendrier à laquelle vous avez travaillé sur votre objectif.
4. Ne brisez pas la chaîne !

 

Comment devenir un winner?

Je me suis toujours intéressé aux stratégies qui font que certaines entreprises réussissent pour en tirer des enseignements pour ma vie de tous les jours. Dernièrement, j’ai lu REWORK de Jason Fried et voici 13 leçons que j’ai apprises sur la façon de penser et d’agir comme un gagnant :

 Ne cherchez pas d’excuse :

Parfois, vous pourriez vous retrouver au milieu d’une situation injuste. Dans une telle situation, il est facile la plupart des gens de trouver des excuses. Mais les gagnants sont différents. Ils ne se lamentent pas, ils ne cherchent pas d’exutoire. Au lieu de cela, ils se concentrent sur ce qu’ils peuvent faire pour tirer le meilleur de la situation.

 Être à l’aise dans l’inconfort

Il faut toujours chercher à sortir de votre zone de confort. Pourquoi ? Parce que, pour grandir, vous devez développer votre capacité à relever de nouveaux défis. Pour cette raison, vous devez être à l’aise d’être mal à l’aise. C’est alors seulement que vous pouvez faire de grandes choses pour votre développement personnel.

Avoir un fort désir de réussir et d’exceller

Pour les gagnants, satisfaire à la norme n’est pas suffisant. Leur objectif est une performance exceptionnelle. C’est pourquoi ils deviennent souvent leur pire critique. Quoi qu’il en soit, il faut s’efforcer de devenir le meilleur que vous pouvez être.

 Concentrer les efforts; une étape à la fois

Pour faire avancer les choses, vous devez concentrer vos efforts. Mais il est difficile de le faire si vous regardez le travail à accomplir dans sa globalité. Donc, vous devriez plutôt vous concentrer uniquement sur la petite étape actuelle.

 Apprenez à reconnaître les opportunités.

Quoi que vous essayiez d’accomplir, vous devez être conscient des opportunités. Quelque chose qui semble aujourd’hui prometteur pourrait devenir inutile à l’avenir. En reconnaissant la fenêtre d’opportunité, vous pouvez utiliser vos ressources à bon escient.

S’adapter

Le monde change et évolue rapidement. Donc, si vous voulez réussir, vous devez être capable de vous adapter. Certaines personnes insistent pour faire les choses à l’ancienne, mais les gagnants savent qu’ils ont besoin de changer. Ils sont prêts à adopter une nouvelle façon de faire les choses.

Avoir des plans simples

Vous n’êtes pas Hanibal de L’agence tous risques, il est inutile de faire des plans compliqués. Pourquoi ? Parce qu’ils peuvent devenir obsolètes avant de les exécuter. Il suffit donc de créer des plans simples et à partir de là agir. De cette façon, vous pouvez réagir plus rapidement aux nouveaux défis.

 Soyez humbles

Beaucoup de gens s’empressent de s’attribuer le mérite de leurs exploits, mais les gagnants savent qu’ils ne peuvent pas réaliser des choses uniquement par eux-mêmes. Ils réalisent aussi qu’il y a d’autres personnes qui peuvent faire ce qu’ils font. Ainsi, au lieu de se vanter de leurs exploits, ils restent humbles.

Jouez collectif

Les gagnants savent que le mieux est d’intégrer une équipe solide. Ils travaillent avec des coéquipiers avec qui la confiance et la responsabilité sont la norme. Travailler dans une équipe solide va multiplier votre efficacité.

Mettez les chances de votre côté

Bien qu’ils travaillent dur pour améliorer leurs compétences, les gagnants savent que la chance joue toujours un rôle. C’est pourquoi ils font ce qu’ils peuvent pour mettre toutes les chances de leur côté. Parfois, cela implique d’attendre que le temps soit venu pour prendre des mesures. Parfois, cela signifie la construction d’un système de soutien. Quoi qu’il en soit, vous avez besoin d’apprendre à maximiser vos chances.

Leçons intéressantes, n’est-ce pas ? Il faudra du temps pour apprendre à les appliquer, mais je crois que nous pouvons tous penser et agir comme des Winners.